REGARDS DU SHOWBIZ

 



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JEAN-CHRISTOPHE AVERTY
 
ANDRE FRANCIS
A la tête de son orchestre aux multiples facettes et talents, Jacques Hélian sut, après les sinistres années de l'occupation, redonner aux Français un certain goût de la joie de vivre en tissant sur les ondes d'une radio-diffusion libérée une tapisserie musicale haute en couleurs et de haute lisse.
Je l'ai connu en 1950, lors du tournage du film musical "Pigalle St Germain des Près" d'André Berthomieu dont j'étais le stagiaire et troisième et bon dernier assistant... je sortais de l'IDHEC et mon travail consistait principalement à porter des sandwichs et à chercher partout les acteurs et les musiciens...et je me souviens de la gentillesse et de l'amabilité de Jacques qui savait toujours, par un petit mot gentil, atténuer l'humiliation qu'il y avait à cirer les chaussures de tout le monde
J.C Averty fut le créateur, réalisateur, producteur d'émissions de radio et de télévision devenues mythiques.
 Au cours de ces cinquante dernières
années, les musiciens Français ont
gravé un assez grand nombre de bons
disques (malheureusement la plupart
sont retirés très rapidement des
catalogues) qui les montrent au sein
d'excellents grands orchestres, comme
celui de Jacques Hélian qui a fait
souvent, de 1952 à 1957, du très
bon jazz.
"JAZZ", Ed. Microcosme.
André Francis fut "Monsieur Jazz"
à Radio France pendant quelques decennies
.
FRANK TENOT
C’est grâce aux grands orchestres de music-hall que j’ai rencontré et aimé le jazz d’aussi bonne heure. A douze ans j’étais fanatique de l’orchestre de Ray Ventura .(…)
Ces grands orchestres, où officiaient d’excellents spécialistes du jazz, ne négligeaient jamais d’inclure dans leur programme des thèmes importés d’Amérique et de mettre en valeur à dose homéopathique des petits commandos « hot » où s’illustraient leurs meilleurs solistes. Bien vite la drogue fit son chemin. Etre adolescent et fou de jazz c’était plus qu’une passion : une véritable religion. Dès lors, avec l’orgueil et la morgue du sectaire, je devins très critique à l’égard de mes premières amours. L’éclectisme du répertoire, les compromissions « commerciales », les succès du moment, les violonades, le flirt avec le tango, le paso-doble, les marches d’orphéon et surtout la présence de chanteurs de charme furent autant de tares. On avoue difficilement s’amuser avec les Pieds Nickelés lorsqu’on lit Shakespeare et Joyce. Je vivais dans les cimes avec l’élite. Finie la fréquentation de divertissement pour le bon peuple.
Depuis quelques années je suis beaucoup plus tolérant. Avec le recul du temps, l’œuvre des grands orchestres des années 30 et 40 apparaît comme un passionnant reflet sociologique d’une époque riche en événements politiques, sociologiques et musicaux.(…) Ces grandes formations étaient avant tout des orchestres de scène. Le succès du disque suivait celui du spectacle. Stravinsky avait raison lorsqu’il écrivait : « Il ne suffit pas d’entendre la musique, il faut aussi la voir ».
Aujourd’hui, le disco – le nom indique bien de quoi il s’agit—a supplanté le music-hall et le dancing à orchestre. La musique, même si elle est chaude, est en fait du surgelé. La radio et le microsillon ont accéléré la tendance. Lorsque les danseurs s’agitent dans les discothèques, ils ignorent tout de l’élaboration sonore : trucages électroniques, chambre d’écho, utilisation de synthétiseurs, effets artificiels et même le nombre des musiciens. Au temps de Grégor, de Ventura, d’Adison, d’Hélian, le travail s’accomplissait devant tous. La musique était jouée, interprétée et mimée avec la complicité, l’accord et l’enthousiasme du public. Et pour les gags, les solistes transformés en véritables comédiens n’hésitaient pas à se grimer et à revêtir des costumes burlesques qui faisaient d’eux les acteurs de saynètes dignes du meilleur théâtre.
Frank Tenot, extrait de la préface des « Grands Orchestres de Music-hall en France » op cit 1984.
Avec Daniel Fillipacchi, Frank Tenot fut le légendaire présentateur de "Pour ceux qui aiment le Jazz" sur Europe1

Le poste de TSF Français diffusait beaucoup de concerts de "grands orchestres" de jazz français qui tentaient de copier, souvent avec succès, les modèles américains plus connus sous le nom de "big bands", c'est à dire un effectif de seize ou dix-sept musiciens (5 saxophones, 4 trombones, 4 trompettes et la ryhmique piano, basse, batterie, parfois une guitare).
Les formations françaises respectaient ce nombre d'instrumentistes: c'était d'ailleurs à peu près le seul point commun qu'elles avaient avec leurs homologues américains. Car déjà, en ces années cinquante, le jazz n'était pas vraiment populaire en France, et les musiciens hexagonaux avaient compris que, pour faire passer le message "jazzistique", il fallait l'envelopper d'un emballage comique. C'est pour cette raison qu'ont proliféré, à cette époque, les orchestres comme ceux de Jacques Hélian, Ray Ventura, Alix Combelle, Fred Adison, Raymond Legrand (le père de Michel), Jo Bouillon, pour ne citer que les plus connus. Autant d'artistes fascinés par le jazz d'outre-Atlantique, mais obligés de transformer tous les succès de là-bas en "chansons à sketches" pour attirer et séduire le public français.
Pierre Bouteiller, "Radioactif", Robert Laffont, Avril 2006.
Journaliste, Producteur (Le "Magazine", "le Masque et la Plume") Pierre Bouteiller fut directeur de France Inter, puis de France Musiques.

CHARLES DELAUNAY
Quand César réclame son dû...

GRAND ECART ?
Avril 1946: Lorsqu’au nom du jazz que nous aimons, nous opposons l’orchestre de Jacques Hélian, ce n’est pas avec l’idée de l’éliminer de l’antenne, pas plus que nous ne souhaiterions le voir disparaître de nos scènes de music-hall. (…) Il a choisi un genre scénique et distrayant qui a sa place aussi bien à la radio que sur les planches, tout comme devraient l’avoir le jazz véritable et la musique symphonique. La faute en incombe aux dirigeants de la radio qui, ignorants en matière de jazz, n’utilisent que des orchestres du genre Hélian croyant satisfaire les amateurs de jazz…
Mai 1952: "Il est certain que, grâce à l'orchestre de Jacques Hélian de nombreux profanes ont été amenés à s'intéresser à la musique de jazz et que grâce à l'immense public qu'il touche, il fait assurément plus pour le jazz que bien des «zélateurs en chambre»(...) Son mérite est d'autant plus grand qu'il lui eût suffi d'entretenir simplement le mauvais goût du public pour assurer le succès commercial de son orchestre".
Charles DELAUNAY, Fondateur de la revue "Jazz-Hot".

A Line Renaud qui s’approprie le succès d’ « Etoile des Neiges », Michel Drucker déclare:
« Il n’y avait pas de disques d’or à l’époque, sinon vous l’auriez eu ! »
Habituellement sérieux, rigoureux et professionnel, Michel Drucker, cette fois, a oublié de réviser ses leçons… Il y avait des disques d’or : c’est Tino Rossi qui a eu le premier, en 1950, avec « Petit Papa Noël » et c’est Jacques Hélian qui a eu le deuxième, en 1951, avec… « Etoile des Neiges » dont il fut le créateur et le principal interprète.
Rendons à César…
RF

JACQUES BALMONT EVOQUE LONGUEMENT, SUR RADIO 4,
JACQUES HELIAN ET LE JAZZ

Entre Lot et Dordogne, Radio 4 est la station du Haut-Agenais Périgord. Bien sûr, on peut l'écouter sur internet. Sa grille, un peu allégée en juillet et août, comporte plusieurs émissions musicales, dont "Jack and Jazz" qu'anime Jacques Balmont.
Jacques Hélian est né le 7 juin 2012. A l'occasion du centième anniversaire de sa naissance, Jacques Balmont a eu l'excellente idée de lui consacrer 2 émissions d' 1 heure qui ont été diffusées respectivement le 28 Mai et le 5 juin 2012. Nous avons décidé de les mettre intégralement en ligne. Il vous suffit, pour les écouter, de cliquer sur les liens ci-dessous:

 

Kenny Clarke a fait partie de
l'orchestre de Jacques Hélian
Jean-Christophe Averty a consacré 8 émissions d'1 heure à Jacques Hélian
dans le cadre des "Cinglés du Music-hall"